14 juin 2009
Du bon et du beaucoup moins bon
Après 2 mois pauvres en films qui donnent envie de se déplacer, l'effet Cannes et les sorties en cascades permettent de retourner dans les salles. Alléchés par les articles élogieux et consensuels, nous sommes allés voir le dernier Almodovar. L'excellent souvenir de 'Volver' ne m'aurait pas empêché de le faire, mais en comme en plus la presse semblait en pâmoison devant le dernier opus, c'est en toute confiance que j'ai pris ma place. Erreur et déception !! Dorénavant, Pedro semble se prendre très au sérieux et vouloir plaire au plus grand nombre : un bon gros mélo dégoulinant qu'il nous a pondu, faussement alambiqué et terriblement ennuyeux. Classique histoire d'amour à 3 contrariée. Pas un poil d'humour, si ce n'est à la toute fin à travers l'auto-hommage que le maître se rend à lui même... Au moins dans 'Tout sur ma mère', mélo s'il en est, la drôlerie de certains personnages ou situations permettait d'alléger le sujet et de sécher parfois les larmes. Ici, non seulement la mayo ne prend pas, on est jamais ému, et les rebondissements de fin sont dignes de la collection Harlequin. Non seulement Almodovar commence à tourner en rond, mais en plus il tourne mal !
Et voici 1 des films qui aurait beaucoup fait rire la horde de journaliste à Cannes. Soit les icônes Marceau/Bellucci dans un film mystico-fantastique. Sur une idée de départ séduisante, le film arrive dans un premier temps à insuffler une tension qui ne tiendra pas sur toute la longueur du film. L'explication du dédoublement est un tantinet appuyé et surtout simpliste et décevante. Avec de très jolis effets spéciaux qui permettent des plans entiers sur le mix des visages des 2 stars qui font penser à une toile de Picasso. Culotté et Impressionnant.
Quant au 'duel' des 2 comédiennes, quelle est la gagnante ? Un petit indice : Monica maîtrise à perfection l'étonnement et la peur, coaché sans doute dans cet exercice par une carpe. Les yeux grands ouverts et la bouche en cul de poule. On y croit fort, je suggère l'enseignement de sa méthode dans les cours de comédies...
Et voici 'Departures', film japonais ayant reçu l'oscar du meilleur film étranger cette année, et on comprend pourquoi... Trompé une fois de plus par une critique globalement élogieuse (ils sont corrompus par les distributeurs, c'est pas possible), plus de 2 h d'un tel film est une véritable torture. Histoire de retour aux sources banale, rédemption tire larme (merci au violoncelle), narration classique, rebondissement prévisible à se taper la tête contre le fauteuil devant, morale à la sauce hollywoodienne et j'en passe. Le seule chose intéressante c'est de découvrir les rites japonais en matière d'accompagnement du deuil. Mais une fois suffisait, là c'est à 3 ou 4 reprise qu'on se le tape. Courage, fuyons !
Et pour terminer, le désormais fameux film de Riad Sattouf, repéré en section parallèle à Cannes et soutenu là encore par une presse dithyrambique. Alors oui, c'est globlalement drôle, mais non et contrairement à ce qu'on voudrait nous faire croire, ça ne révolutionne pas le film sur les ados. Juste pour une fois ils nous sont montrés comme pas si bêtes et méchants que ça, juste obsdé par ce qui ne connaise pas encore, le cul ! Et surtout les parents n'y ont pas forcément le beau rôle. On se demande parfois qui éléve qui... et ça c'est plutôt pas mal vu. C'est plutôt bien troussé, quelques répliques vont certainement courrir dans les cours de récré. Mais sans plus. Mais finalement dans le lot, ça reste le meilleur film vu ces dernières semaines !
14 mai 2009
Action !

Et c'est parti pour la nouvelle foire médiatique du cinéma mondial. Avec sur le papier une sélection officielle qui sent bon la naphtaline avec la présence de certains fonctionnaires cannois (Almodovar, Loach, von Triers, Tarantino, Campion, Resnais). Reste à découvrir si, comme le prétend Thierry Frémaux, c'est la qualité de leur oeuvres qui implique leur présence ou seulement leur renommée ou leur aura.
Et comme d'habitude, il faudra être attentif aux sélections parrallèles qui relèvent souvent de très bons films, ceux que l'on verra dans les prochains mois.
Maintenant reste à savoir quelle attitude va adopter la Présidente Huppert face à celui avec lequel elle aurait dû travailler : Quentin 'Kill Bill' Tarantino. Depuis l'annonce dans la sélection officielle du dernier né de l'américain "Inglorious Basterds", les observateurs s'amusent : en effet, la rousse Isabelle avait été pressentie pour tenir un petit rôle dans le film. Mais la miss avait trouvé le moyen de jouer les divas et réussi le tour de force d'arriver avec 1 heure de retard à son 1er rendez vous avec Il Maestro, qui lui ne l'avait pas entendu...et a refilé le rôle à Maggie Cheung. Il s'était aussi empressé de faire diffuser l'information en septembre dernier, et même Huppert avait du démentir en précisant que sa non participation était dûe aux "négociations qui n'avaient pas aboutis". Joli usage de la métaphore et de la langue de bois venant de celle qui reste généralement très discrète sur la tambouille concocté dans l'arrière boutique de 'la grande famille du cinéma'. A la question d'un journaliste lors de la conférence de presse du jury hier, qui lui demandait si le rôle de Présidente l'obligeait à devoir pratiquer la diplomatie pendant ces 11 jours de festival, Huppert a répondu qu'elle n'était pas en mission pour le compte du Ministère des Affaires Etrangères. Et que la diplomatie ne faisait pas partie de ses qualités. Allons Isabelle, ne vous dévalorisez pas : comme tout le monde, quand c'est votre intêrêt, vous savez très bien l'utilisez !
Alors, à quelle sauce va être mangé le gentil Quentin face à l'ogresse Huppert ? Va t'elle confirmé la rumeur qui prétend que la Belle voue une tenance rancune depuis cet épisode à la Bête américaine. Ou au contraire la faire taire en distinguant ce drôle mais surestimé bonhomme qu'est Tarantino.
11 jours de suspense, et le verdict le dimanche 24 mai vers 19 h...
17 février 2009
Un ciné et au lit
Habituelle petite revue des films vus sur la multitude qui sort chaque semaine
Sorti après une promo intensive et une Maïwenn déchaîné sur certains plateaux télé, on pouvait espérer que son 2è film soit aussi déluré que ses déclarations. Que nenni mes braves !
Soit un catalogue d'actrices jouant toutes leur propres rôles mais dans des névroses ou attitudes qui, bien sûr, ne sont pas les leurs dans la vraie vie. Attention, SCOOP : nous apprenons donc que certaines peuvent être dépressives, égoïstes, mégalomanes, imbues de leur image ou bien cachetonnent pour conserver leur niveau de vie... C'est vraiment une très grosse surprise de les découvrir sous ce jour là... Mais le plus agaçant dans ce film, c'est l'utilisation que Maïwenn fait de sa propre image. Elle utilise comme dans son premier opus "Pardonnez moi", le style faux documentaire. Et elle met en scène sa mise en scène. Nous la voyons donc encore une fois avec sa petite caméra DV interroger certaines comédiennes, les plans de son faux documentaire mal éclairé et mal cadré se juxtaposant sur ceux du vrai film. De plus, dans le décor de sa maison de cinéma, on pourra retrouver une partie du décor de sa maison de cinéma de son premier film (même canapé, mêmes affiches de films au mur entre autres !). Mais son jules à changé, cette fois ci elle a pris son vrai jules (Joey Starr). Au final, ce qui devait être un film grinçant et drôle sur l'envers du décor et une gentille bluette sans grand intérêt qui permet surtout à sa réalisatrice de démontrer un grand nombrilisme et une haute estime d'elle même. Puant et superficiel. A croire qu'avoir partager la vie de Luc Besson laisse des traces indélébiles...
Et voici Dominique Blanc aux prises avec les affres de la jalousie. Sentiment relativement universel, même si il peut être maîtrisé par la plupart d'entre nous.
Donc une assistance sociale œuvrant dans une banlieue triste et relativement déshumanisée. Elle décide de rompre avec son ami beaucoup plus jeune qu'elle. Il accepte sa décision mais ils continuent à se voir jusqu'au jour il lui annonce avoir rencontré quelqu'un d'autre. Et là la machine se déraille, la jalousie s'installe doucement mais insidieusement. Celle qui fait perdre tout sens commun, qui pousse aux plus grandes bassesses et qui nous fait faire des choses qu'on aurait jamais pu imaginer auparavant.
C'est tout la beauté de ce film, montrer les changements qu'impliquent ce sentiment humain mais totalement incontrôlable sur notre personnalité, notre quotidien. Ce qui fait qu'on devient une autre personne. Que personne ne nous reconnaît, pas même nous. Grâce à une grande beauté de l'image et de l'utilisation du cadre, le film montre le côté presque surréaliste de ce changement, de ses implications et de ses conséquences. Servi par une Dominique Blanc en très grande forme en pseudo femme forte mais dépassée par ses sentiments et ses paradoxes. De plus, on peut aussi voir une critique du tout sécuritaire que subit notre société à travers les instincts les plus vils qui nous amènent à y succomber. Film à recommander très chaudement.
Basé sur une intrigue qui peut rappeler les attentats de Londres en 2005, 'Espion(s)' est à la peine pour tenter de renouveler le genre du film d'espionnage. Rien de neuf sous le soleil donc, même si le film de Nicolas Saada reste tout à fait honnête et regardable. Le plus ennuyeux dans ce film est de souffrir pour Géraldine Pailhas tellement son talent est sous employé. Simple proie et faire valoir, son personnage manque vraiment de profondeur et de failles pour qu'on s'y attache. Quant aux admirateurs(trices) du fade Canet, ils seront comblés et séduits par son éternel léger strabisme vide de toute étincelle et son rôle d'anti-héros pris dans l'engrenage. Comment ça je suis dur ?! Non, Canet est bon comédien mais possède le charisme d'une moule accrochée à son rocher.
Voilà, ça c'est fait....
Et voici un film Chilien. Soit l'histoire d'un loser dans le Chili de Pinochet dont le seul but est de décrocher la première place du concours de sosie de Tony Manero, personnage de Travolta dans 'La fièvre du samedi soir'.
Ce personnage de serial killer qui utilise et tue ceux qui le conduiront vers son rêve, et d'un profond ennui. De ceux qui nous plonge rapidement dans une douce somnolence (au mieux) ou qui nous font demander pendant toute la séance 'putain, c'est pas encore fini' (au pire). Le réalisateur avait pourtant beaucoup d'éléments pour tirer parti de son histoire : un comédien impliqué dans son rôle, une ambiance sombre et glauque et un contexte politique oppressant.
Ah si ! Une seule chose est à retenir : une idée ingénieuse pour arriver à faire une boule à facettes pour pas cher. Vive le système D.
Et voici le 2e opus de l'année pour Marceau. Vendu comme une sorte de "Boum" des temps modernes, c'est effectivement un teen-movie franchouillard moins bêta que sa référence. On peut regretter comme l'on souligné nombreuses critiques que Lisa Azuelos est situé son action dans la bourgeoisie du 16e arrondissement parisien ou aucun problème matériel ne vient entacher les terribles problèmes des ados. Malgré ça, le film est une jolie comédie où on rit franchement de certaines situations bien croqués (le voyage en Angleterre, les parents dépassés par les évènements par exemple). Sophie Marceau exploite pleinement sa quarantaine épanouie avec une grâce qu'on ne lui avait pas vu depuis longtemps. Elle est décidément très doué pour la comédie et sait en tirer son meilleur partie. Elle avait besoin d'un bon gros succès populaire, elle l'a enfin trouvé. Sa fille de cinéma a nettement moins de charme. Ni joli ni laide, et un talent qui reste à prouver. Pas sûr qu'elle fasse la même carrière que son aînée.
En résumé une bonne sucrerie d'hiver à apprécier sans modération.
15 janvier 2009
De l'autre côté du Pacifique

Et c'est reparti pour une année de cinéma, avec une rentrée quantitative mais peu qualitative sur le papier. Et commençons par le 1er des 4 films que notre Marceau nationale devrait sortir cette année. Mon entourage sait que je perds tout sens commun dès qu'il s'agit de Sophie Marceau, et ce depuis mes 12 ans et mes premiers émois sexuels (langue qui pend, idolâtrie démesurée, je suis même le seul à la trouver touchante quand elle touche le fond publiquement). J'ai séché peu de film la concernant, et il est vrai que j'ai hésité pour "De l'autre côté du lit" dont je savais dès le départ que ça ne serait pas une grand comédie, et encore moins après avoir vu la bande annonce (catastrophique). Mais quand on a 2 heures à perdre et une carte illimitée, pourquoi se priver... Après un début plutôt enlevé et une mise en place plutôt marrante, Pascale Pouzadoux et son film s'essouffle. La réalisation qui se veut dynamique et inventive (certainement pour éviter le côté théâtre filmé) devient vite lassante à force de mouvement de caméra plongeante, contre plongeante, travelling avant/arrière, voire lelouchienne dans les pires moments. Quant au scénario, il cassserait pas trois pattes à 1 canard (copyright ma grand mère). Soit comment trouver l'égalité dans un couple avec enfants dans le 'qui fait quoi'. Et quand Monsieur prend la place de Madame, tous le monde y perd ses repères, surtout Madame et les enfants. Morale du film : l'homme et la femme ont chacun des qualités propres impossible à interchanger ! Un vrai scoop ! Chacun est donc renvoyer dos à dos.
Mais la réalisatrice tente de renverser certains clichés pour mieux étayer son féminisme (le bomec sur les affiches de pub pour attirer la cliente, Anny Duperey qui accepte les avances d'un homme de 20 ans de moins qu'elle). Ce qui ne l'a pas empêché d'écrire un second rôle pour son jules dans la vraie vie (le charmant Antoine Duléry) qui parasite son film. Quand aux comédiens principaux ils fonctionne à merveille : Boon est Marceau forme un très crédible couple, lui toujours idéal dans son rôle d'ahuri heureux, elle parfaite en femme de tête qui décide de prendre les choses en mains (naaaan jamais je dirais du mal de Sophie, jamais !). Et puis en plus, honnêtement et objectivement, elle est très à l'aise dans la comédie et surtout elle commence à bien vieillir à l'écran (siiiiiiiii, promis juré craché...). Pourvu que ça dure !

On passe à tout autre chose avec "Un barrage contre le Pacifique". Soit les aventures de la famille de Marguerite Duras dans une plantation de riz dans les années 30 dans l'ex Indochine. Ce film est a recommander si vous aimez vous endormir doucement dans les cinémas... En s'endort, on se réveille, on se rendort, on se réveille, on se dit 'c'est pas encore fini', on se rendort etc etc etc. Gaspar Uliel est très bronzé et très musclé, Isabelle Huppert a su rester diaphane et soporifique.
Le seul intérêt réside dans la jeune Astrid Bergès-Frisbey. En espérant que dans l'avenir son talent ne soit pas éclipsé par sa beauté.
AU SUIVANT !
04 décembre 2008
Panique au Lemercier Palace
Le Palace, ex haut lieu de la nuit parisienne gay de la période disco et du début des années SIDA, réouvre enfin après des années d'abandon et de nombreux projets de reprise plus ou moins farfelus (Hallyday, Tapie et même Paul-Loup Sulitzer !). Ce sera donc dorénavant une salle de spectacle qui ouvre ses portes pour sa première à la Lemercier.
Elle est sur tous les fronts. Agathe Cléry sur les écrans, Le petit
Nicolas à peine en boîte et la voilà déjà depuis début novembre sur
scène.
Et visiblement elle n'a pas trouvé beaucoup de temps pour écrire des sketchs. Son spectacle est une petite déception. De par sa longueur déjà, à peine 1h25 rappels compris et service minimum inclus. Et par quelques sketchs, 3 au minimum, faisant déjà partie du précédant au Folies Bergères en 2001. Un peu léger pour un retour censé être flamboyant.
Malgré tout nous nous sommes bien bidonnés. A la façon d'une Sylvie Joly, elle n'a pas son pareil pour se moquer de petits détails du quotidien où toutes les classes sociales sont représentées. Avec un simple accessoire, un foulard rouge, elle donne à chacun de ses personnages sa touche singulière. Même si la mise en scène est un peu statique, son talent à prendre de nombreux accents tous restitués dans ce qu'il peuvent avoir de plus amusant suffit. Au final, si la comédienne est parfaite, l'auteur et metteur en scène a pêché par son manque de rigueur dont pâtit la qualité d'ensemble. D'où la déception que j'en ai tiré. Du coup la prochaine fois Valérie, ça sera sans moi !
20 novembre 2008
Clara et les chics types
En 2005, apparaissait sur France 2 une série de qualité (enfin), drôle, bien écrite, avec une réalisation soignée. Portée par la gouaille de Mélanie Doutey et un scénario fédérateur (le paradoxe entre stabilité et légèreté, le trouble des sens et des sexes, le parisianisme et ses travers), ce fut un carton inattendu. Ce qui permettait d'espérer un appel d'air créatif pour la fiction TV et une audace dans l'écriture. Malheureusement ce ne fut pas vraiment le cas...
La suite était donc attendu avec impatience, avec un casting nouveau, Melle Doutey ne voulant pas s'enfermer dans ce type de série (elle a bien raison !). J'étais un peu inquiet quand j'ai su que Zoé Félix la remplaçait. Certes il était difficile de prendre une blonde au teint pâle, mais Zoé, aussi joli soit-elle, était à mes yeux beaucoup moins pétillante et surtout moins bonne comédienne...
La diffusion était dans un premier temps prévu pour mars dernier, mais devant le succès de "Bienvenue chez les ch'tis" auquel a participé la Félix, France 2 l'a repoussé pour capitaliser sur la notoriété grandissante de la comédienne.
Hier soir, c'était les 2 premiers épisodes de la "saison 2". Une fois n'est pas coutume, je me place devant la téloche, prêt à en découdre. Le premier épisode commence mollement, bien obligé qu'ils étaient de "présenter" le nouveau casting est bien ressituer les personnages. Et puis au bout d'une 1/2 heure, ça décolle, quelques scènes font franchement rire (merci Charlotte de Turckeim) et finalement le renouvellement des comédiens principaux sont une bonne chose. Zoé Félix en Clara s'en sort finalement très bien, même si elle donne au personnage un côté plus tête à claques et moins attendrissant qu'avant. Le fade Frédéric Diefhental est avantageusement remplacé par Patrick Mille en JP, le meilleur ami gay de Clara, tout en charme et second degré. Idem pour l'ex voisin devenu le fiancé de la peste, Thierry Neuvic a laissé sa place à un inconnu, François Vincentelli, véritable bombe anatomique mais dont la plupart des scènes sont étrangement post-synchronisées... Certaines situations sont assez peu crédibles (JP qui pour noyer son chagrin se retrouve dans un des bars gays les plus branchés et se fait draguer et se tape le gogo dancer du lieu, mouais...).
Le deuxième épisode est en revanche beaucoup plus enlevé et drôle. La scène chez les beaux parents est savoureuse. Et quand le jules de JP lui offre un chien qu'il a baptisé 'Mycose' en souvenir de leurs nuits pas vraiment endiablées, là j'ai carrément hurlé de rire. Ce personnage de jeune gay dans la jungle parisienne, gogo-dancer imbu de lui-même est un poil caricatural mais au final tellement vrai... Si la fin du 2è épisode (qui se termine à l'américaine, cliffhanger compris) laisse entendre qu'il disparaît de la série, je parie qu'on le retrouvera malgré tout dans les prochains !
J'ai regardé les chiffres d'audience, un peu plus de 3 millions pour les 2 épisodes. Bonne stabilité, mais c'est pour l'instant presque 2 fois que la 1ère saison... Si ça dure comme ça, pas sûr qu'il y en aura une 3ème.
10 août 2008
Famille je vous aime
Voilà un joli film français. Soit une famille classique : les parents et leurs 3 enfants. La bonne idée du scénario est de raconter leur histoire à travers 5 jours de la vie de chacun des membres étalés sur presque 20 ans. Du départ du cocon familial de l'aîné jusqu'à la mort du père. Le film déroule le roman de cette famille unie et presque sans soucis. Pas ou peu de clichés, des ellipses qui évitent les longueurs. Et un quintette de comédiens qui nous font croire à cette histoire et arrivent à nous faire partager leurs rires comme leurs émotions.
Néanmoins, quelques scènes ont du mal à fonctionner : comme la rebellion post-adolescente trop appuyée de la benjamine ou celle où le père retrouve un ancien copain de lycée à qui il avait fait une crasse. Et d'autres sont très belles comme lorsque Zabou respire l'air laissé dans un ballon par l'homme de sa vie.
On peut aussi se dire que les 3 enfants, surtout les garçons, sont presque trop beau pour ce couple de cinéma que forment Gamblin et Breitmann et ce malgré leur charme respectif.
Mais ne boudons pas notre plaisir. Dans la torpeur estivale, rien de tel que ce film drôle, tendre et aux personnages tous attachants. Et avec une B.O aux petits oignons, de Bowie à Lou Reed en passant bien sûr par Daho. C'est pas si souvent que ça...
02 mai 2008
Bienvenue aux ch'tis problèmes de sous sous
C'était prévisible, voilà qu'ils pointent le bout du nez. La 'formidable aventure cinématographique, humaine et populaire' des ch'tis vire à la foire d'empoigne entre producteurs, auteurs et acteurs sur le flouze que les recettes du film va générer.
Les rumeurs entendues d'ici de là dans le petit monde de la production depuis quelques semaines sont confirmées par un article sur 'Bakchich'
Et ça n'est certainement que le début. Le film va rapporter 120 M€ minimum, et uniquement pour son exploitation en salles. Auquel s'ajoutera la vente de DVD et autres supports tel que la VOD et les 'différentes fenêtres de diffusion télévisées' (selon le jargon des professionnels). Quand on sait que le film a coûté 11 M€ et que son seuil de rentabilité était fixé à 2 millions d'entrées/salles, forcément ça aiguise l'appétit. Dany Boon avait finement négocié son contrat d'auteur/réalisateur/acteur en négociant des cachets minorés, c'est à dire en dessous de sa côte. Mais en signant une clause de participation aux bénéfices sur chaque billet vendu en salle. A priori on peut estimer que Boon va toucher au minimum 0,5 cts par ticket, soit 10 M€ au final. Auquel s'ajouteront toute les exploitations futures du film sur les autres supports, sans oublier les différents produits dérivés qui sont déjà à l'étude pour faire fructifier durablement la poule aux ch'tis œufs d'or.
L'avenir de Dany Boon est financièrement radieux, et ce pour des générations entières !
Le phénomène 'Ch'tis' n'a pas fini de faire parler de lui et d'être analysé sous tous les angles. Comment est il arrivé à un tel score ? Par sa qualité, son marketing, sa stratégie de sortie, son régionalisme appuyé ? Certainement un peu de tout ça, et beaucoup d'inexplicable. Le film est agréable à regarder, il y a quelques scène vraiment drôles mais pas de quoi se taper sur les cuisses pendant 1h30. Même si son duo d'acteur principal fonctionne très bien. Boon s'est écrit un rôle qu'il maîtrise à merveille, le naïf au grand cœur. Mais il y a quand même un gros hic à l'entreprise : sous la louable envie des auteurs de démonter la somme des clichés que nous avons tous sur les gens du Nord, leur scénario regorge de tout un tas d'autres clichés pour y parvenir...
De plus, si notre ami Dany se révèle être un bon directeur d'acteurs, il pêche par sa réalisation. C'est filmé avec les pieds, et l'image est assez crade. Bref, comme beaucoup de ses camarades comédiens passant à la réalisation, il ferait mieux de prendre à ses côtés un bon 'conseiller' artistique et technique pour ses prochains films.
25 avril 2008
And the gagnant is.................
Les Gérard du cinéma français - 3ème édition. Sur le modèle des Razzie awards, cette contre cérémonie pour récompenser les pires films, réalisateurs, comédiens du cinéma français de l'année écoulée vient de dévoiler sa sélection. Cette année Jean-Paul Rouve et Arielle Dombasle sont leurs têtes de turc favorites.
Les résultats seront proclamés le 13 mai prochain, veille de l'ouverture du Festival de Cannes.
D'ici là faites vos jeux, rien ne va plus !
Gérard du film où on sait pas si on s’en va, si on revient, ou alors quoi ?
Pars vite et reviens tard de Régis Wargnier
Il a suffi que maman s’en aille… de René Féret
J’attends quelqu’un de Jérôme Bonnell
J’veux pas que tu t’en ailles de Bernard Jeanjean
Ceux qui restent de Anne Le Ny
Gérard de l’acteur qui aurait vraiment mieux fait de continuer à faire des sketches
Jean-Paul Rouve dans Ce soir, je dors chez toi
Pascal Légitimus dans Demandez la permission aux enfants !
Bruno Solo dans Pur week-end
Elie Semoun dans Le Petit monde de Charlotte
Gérard de l’actrice
que les journalistes s’obstinent à appeler « mademoiselle » alors
qu’elle a plutôt une tête à ce qu’on l’appelle « mémé »
Jeanne Moreau dans Désengagement
Annie Girardot dans Christian
Marthe Keller dans U.V.
Catherine Deneuve dans Après lui
Fanny Ardant dans Roman de gare
Gérard du mauvais timing
Taxi 4 avec Samy Naceri (qui, malheureusement, se trouvait en prison durant la promo)
L’Homme qui rêvait d’un enfant avec Darry Cowl (Dary Cowl est mort depuis au moins deux ans, non ?)
Ne touchez pas la hache avec Guillaume Depardieu (trop tard…)
Gradiva avec Arielle Dombasle (un film avec Arielle Dombasle ne devrait jamais sortir)
Christian avec Annie Girardot (qui ne s’en souvenait plus avant même de tourner)
Clovis Cornillac dans Scorpion (notre « Bruce Willis français »)
Yvan Attal dans Le Serpent (notre « Al Pacino français »)
Alexandra Lamy dans Cherche fiancé tous frais payés (notre « Jennifer Aniston française »)
Elie Semoun dans Astérix aux Jeux Olympiques (notre « Woody Allen français »)
Mathilde Seigner dans 3 amis (notre « Steven Seagal française »)
Gérard du plus mauvais animal dans un rôle d’animal
Le cheval qui joue le cheval fou dans Danse avec lui
Le poulain qui joue Pom dans Pom le poulain
Le chien qui joue Idéfix dans Astérix aux Jeux Olympiques
Le papillon qui joue le papillon dans Le Scaphandre et le papillon
Jean-Paul Rouve dans Ce soir, je dors chez toi
Gérard de la compromission alimentaire
Alexandre Astier dans Astérix aux Jeux Olympiques
Albert Dupontel dans Jacquou le croquant
Gérard Lanvin dans Le Prix à payer
Bernard Farcy dans Taxi 4
Lambert Wilson dans Dante 01
Gérard du film dont on a appris l’existence en préparant les catégories des Gérard
Avant que j’oublie (mais oui, de Jacques Nolot, avec Jean-Paul Dubois !)
Un baiser s’il vous plaît (mais oui, d’Emmanuel Mouret, avec Virginie Ledoyen !)
L’Age d’homme… maintenant ou jamais (mais oui, de Raphael Fejtö, avec Romain Duris !)
Tel père, telle fille (mais oui, d’Olivier de Plas, avec Vincent Elbaz !)
Vent mauvais (mais oui, de Stéphane Allagnon, avec Aure Atika !)
Très bien, merci (mais oui, d’Emmanuelle Cuau, avec Sandrine Kiberlain !)
Cum mi-am petrecut sfarsitul lumii de Catalin Mitulescu
Hirtia va fi albastra de Radu Muntean
A fost sau n-a fost de Corneliu Porumboiu
Legaturi bolnavicioase de Tudor Girugiu
Patru luni, trei saptamani si doua zile de Cristian Mungiu
Gérard du désespoir masculin
Jean-Paul Rouve dans Ce soir, je dors chez toi
Lorànt Deutsch dans Jean de La Fontaine, le défi
Titof dans Gomez vs Tavarès
Franck Dubosc dans Astérix aux Jeux Olympiques
Elie Semoun dans Astérix aux Jeux Olympiques
Gérard du désespoir féminin
Monica Bellucci dans Le Deuxième souffle
Aure Atika dans Vent mauvais
Arielle Dombasle dans Gradiva
Emmanuelle Béart dans Les Témoins
Gérard du plus mauvais film de l’histoire du cinéma en 2007
Taxi 4 de Gérard Krawczyk
Nos amis les Terriens de Bernard Werber
Gomez vs Tavarès Gilles Paquet-Brenner et Cyril Sebas
L’Auberge rouge de Gérard Krawczyk
L’Ile aux trésors de Alain Berbérian
Astérix aux Jeux Olympiques de Frédéric Forestier et Thomas Langmann
Gérard de l’actrice qui bénéficie le mieux des réseaux de son mari
Arielle Dombasle dans Gradiva
15 avril 2008
Même pas drôle
On prend presque les mêmes et on recommence ! Dubosc devant la caméra, Onteniente derrière et les 2 à l'écriture. 'Camping' narrait les aventures du beauf Patrick Chirac dans un camping proche de la plage du Pyla, 'Disco' nous narre celles du encore beauf Didier Travolta près de la plage du Havre et de sa boîte du cru. Ils se foutaient très ouvertement de la gueule du péquin moyen en vacances dans leur précédent opus, ici ils l'égratignent à peine et surtout avec tendresse et distance. Le marketing a ses limites que leur limite connait bien. Faudrait pas se couper de leur public majoritaire, surtout après la volée de bois vert reçu à l'accueil de 'Camping'. Et comme nos 2 larrons l'ont répété pendant leur tournée promotionnelle : ils viennent de la "France d'en bas" eux aussi, ils parlent de ce qu'ils connaissent sans jamais, au grand jamais, vouloir être méchant.
Peu importe, après tout ce qu'on demande à une comédie c'est d'être drôle. Malheureusement le pari est perdu, on ne rit pas du tout. Entre une historiette d'amour improbable et un message sur la tolérance et les aprioris d'une navrante pauvreté, circulez y a rien à voir ! La phrase la plus pertinente est celle-ci : "Je vais te mettre un suppot, comme ça tu n'auras pas la fièvre du samedi soir".
Ce film permet simplement de revisiter les meilleurs tubes de la période disco sans culpabiliser... Et de faire preuve d'inventivité pour le placement de produit aussi bien visuellement que dans les dialogues : de Kouros à RTL, en passant par Shopi avec un grand rôle donné à la maison Darty qui devient un personnage important du film ! C'est que c'est plus donné les cachets des comédiens de nos jours, faut financer tout ça !
Justement, les comédiens, parlons en : au choix nous avons un grand duel dans le cabotinage entre Depardieu (père) et Dubosc. Sans oublier Isabelle Nanty qui dans un second rôle en fait des caisses. Je n'ai pas réussi à les départager. Sinon la maison met à disposition une panoplie de moues boudeuses grâce aux lèvres naturellement pulpeuses de Miss Béart. Mais heureusement il y a Samuel Le Bihan. C'est le plus à l'aise dans les scènes de danse, il bouge son corps à merveille. De plus il porte la chemise satinée col pelle à tarte ainsi que le pantalon fluide à pattes d'éléphant divinement bien. Bref IL PUE LE SEXE ! C'est déjà ça de pris...




