25 juin 2009
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14 juin 2009
Du bon et du beaucoup moins bon
Après 2 mois pauvres en films qui donnent envie de se déplacer, l'effet Cannes et les sorties en cascades permettent de retourner dans les salles. Alléchés par les articles élogieux et consensuels, nous sommes allés voir le dernier Almodovar. L'excellent souvenir de 'Volver' ne m'aurait pas empêché de le faire, mais en comme en plus la presse semblait en pâmoison devant le dernier opus, c'est en toute confiance que j'ai pris ma place. Erreur et déception !! Dorénavant, Pedro semble se prendre très au sérieux et vouloir plaire au plus grand nombre : un bon gros mélo dégoulinant qu'il nous a pondu, faussement alambiqué et terriblement ennuyeux. Classique histoire d'amour à 3 contrariée. Pas un poil d'humour, si ce n'est à la toute fin à travers l'auto-hommage que le maître se rend à lui même... Au moins dans 'Tout sur ma mère', mélo s'il en est, la drôlerie de certains personnages ou situations permettait d'alléger le sujet et de sécher parfois les larmes. Ici, non seulement la mayo ne prend pas, on est jamais ému, et les rebondissements de fin sont dignes de la collection Harlequin. Non seulement Almodovar commence à tourner en rond, mais en plus il tourne mal !
Et voici 1 des films qui aurait beaucoup fait rire la horde de journaliste à Cannes. Soit les icônes Marceau/Bellucci dans un film mystico-fantastique. Sur une idée de départ séduisante, le film arrive dans un premier temps à insuffler une tension qui ne tiendra pas sur toute la longueur du film. L'explication du dédoublement est un tantinet appuyé et surtout simpliste et décevante. Avec de très jolis effets spéciaux qui permettent des plans entiers sur le mix des visages des 2 stars qui font penser à une toile de Picasso. Culotté et Impressionnant.
Quant au 'duel' des 2 comédiennes, quelle est la gagnante ? Un petit indice : Monica maîtrise à perfection l'étonnement et la peur, coaché sans doute dans cet exercice par une carpe. Les yeux grands ouverts et la bouche en cul de poule. On y croit fort, je suggère l'enseignement de sa méthode dans les cours de comédies...
Et voici 'Departures', film japonais ayant reçu l'oscar du meilleur film étranger cette année, et on comprend pourquoi... Trompé une fois de plus par une critique globalement élogieuse (ils sont corrompus par les distributeurs, c'est pas possible), plus de 2 h d'un tel film est une véritable torture. Histoire de retour aux sources banale, rédemption tire larme (merci au violoncelle), narration classique, rebondissement prévisible à se taper la tête contre le fauteuil devant, morale à la sauce hollywoodienne et j'en passe. Le seule chose intéressante c'est de découvrir les rites japonais en matière d'accompagnement du deuil. Mais une fois suffisait, là c'est à 3 ou 4 reprise qu'on se le tape. Courage, fuyons !
Et pour terminer, le désormais fameux film de Riad Sattouf, repéré en section parallèle à Cannes et soutenu là encore par une presse dithyrambique. Alors oui, c'est globlalement drôle, mais non et contrairement à ce qu'on voudrait nous faire croire, ça ne révolutionne pas le film sur les ados. Juste pour une fois ils nous sont montrés comme pas si bêtes et méchants que ça, juste obsdé par ce qui ne connaise pas encore, le cul ! Et surtout les parents n'y ont pas forcément le beau rôle. On se demande parfois qui éléve qui... et ça c'est plutôt pas mal vu. C'est plutôt bien troussé, quelques répliques vont certainement courrir dans les cours de récré. Mais sans plus. Mais finalement dans le lot, ça reste le meilleur film vu ces dernières semaines !
01 juin 2009
Mélanie, t'as pas fini...
Florilège d'une interview de la jeune et jolie Mélanie Laurent accordée au Figaro à l'occasion du Festival de Cannes
La légende veut que Depardieu vous ait découverte. Tout est vrai ?
J’avais accompagné en banlieue sur le tournage d’Astérix et Obélix
une copine qui était dans le cinéma. Je m’étais mise à l’écart pour ne
pas déranger, je bronzais. Et là, Depardieu s’approche et me dit : «
Est-ce que tu veux faire du cinéma ? » J’avais 13 ans. C’est comme ça
que j’ai débuté dans Un pont entre deux rives. C’était un
baptême de luxe, facile et confortable. Zéro stress. C’est comme si
j’avais été intégrée directement à cette famille. Ensuite, évidemment,
j’ai déchanté, j’ai connu des expériences plus dures, mais j’estime
avoir eu énormément de chance. Je n’ai pas arrêté l’école, je tenais à
continuer à être plongée dans la réalité, même si je menais déjà une
vie d’adulte avec un vrai travail, un salaire, une gestion de la
fatigue et des relations humaines avec des gens qui avaient 45 ans.
J’étais une enfant avec une vie de vieille !
Oh le joli conte de fées que voilà ! On y croirait presque... C'est bien connu, le tournage d'un superproduction comme l'a été le 1er Astérix est ouvert à tous et toutes, surtout pour se dorer la pilule, à 13 balais, au milieu de l'effervescence qui y règne... Et bonne nouvelle Mélanie, il ne te reste plus que 20 ans pour arriver dans le très sélect club des vieilles.
N’avez-vous jamais pensé prendre des cours de théâtre ?
Non, en pure autodidacte, je suis scrupuleusement les trois conseils que m’a donnés Depardieu.
1. Ne va jamais en cours. 2. N’apprends pas ton texte. 3. N’aie pas
peur du ridicule.
Depardieu peut à la limite avec la carrière qu'il a se vanter de plus apprendre ses textes. Ce qui doit être pratique pour ceux qui travaillent avec lui de coller les répliques sur le front de ses partenaires pendant le tournage ou toute autre astuce qui lui permet de les lire pendant les prises en toute quiétude. Tout comme d'avoir une oreillette au théatre pour qu'on lui souffle son texte au fur et à mesure des représentations. Parce qu'il est capable malgré tout de nous faire croire à tous ses personnages. Et Mélanie Laurent a bien assimilé le 3ème commandement de son 'mentor' : en effet, elle n'a pas peur du ridicule en donnant de telles interviews. Et heureusement qu'elle a aussi du talent.

