je bois, je fume, et en plus je cause

humeur, humour et haschich

31 octobre 2008

Ceci est une fiction

...enfin basée sur des personnages et des situations presque irréelles.

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24 octobre 2008

C'est bon de rire parfois...

Un peu de légèreté, bête comme chou, mais assez efficace à faire avec les potes...

APPELEZ MOI SUPER


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22 octobre 2008

Cinéma Cinémas

Petite revue subjective des films vus (ou entrevus) ces dernières semaines

l_empreinte_de_l_ange

Et on commence par une bouse : Soit Frot, pharmacienne de son état, dont la fille est morte après l'accouchement dans l'incendie de la maternité. Dépressive depuis, elle croit reconnaitre sa fille chez un couple ! Peu à peu, elle s'immisce dans leur vie, guidée par son instant maternel. Est elle folle ? A t-elle raison ?

C'est la question que semble vouloir posé le scénario, avec montée angoissante à la clef. L'ennui, c'est qu'on s'en balance complètement. Et jamais on s'angoisse, Frot étant beaucoup trop lisse pour nous faire croire à sa folie supposée (aussi bonne comédienne soit-elle par ailleurs). Quant à Bonnaire, elle n'a rien à jouer, quel gachis ! En guise de mot fin, apparaît la phrase qui tue : 'tiré d'une histoire vraie'. Vraie peut être, mais sans grand intérêt...

le_silence_de_LornaPassons à la dernière livraison des frères Dardenne passé comme à chaque fois par Cannes. Peu de changement sur le fond, la pression sociale effectuée par des situations politiques directes ou indirectes. Cette fois ci il s'agit d'une jeune femme de l'Est ayant contracté un mariage blanc avec un raté toxico. Elle fait aussi partie d'une maffia locale de trafic d'immigrés, et pour ce elle doit aider à la mort de son mari pour pouvoir épouser en 'blanc' un nouvel arrivant. Dilemme et cas de conscience pour Lorna !

Le fond du film ne change pas des précédents oeuvres des frères belges. Une certaine réalité poisseuse et assez dark, ou parfois les opprimés deviennent les opprimeurs. En revanche la réalisation s'est enfin assagie. Fini les plans interminables caméra à l'épaule, image floues et gros plans. Ici, le découpage est beaucoup plus détaillé, précis, et du tout cas plus cinématographie que documentaire. Plus de plans fixes, mais toujours des plans séquences où se jouent des scènes entières. C'est donc toujours aussi efficace, même si je dois reconnaitre que leur fond de commerce commence à avoir un goût de déjà vu qui devient un tantinet gênant et agaçant. Mais ici leur fin, qui ne m'a pas vraiment convaincue, devient étrangement onirique mais peu crédible... Quant aux acteurs, comme d'hab, tous parfaits...

mamma_mia

Dans un registre un poil plus léger, mais vraiment un tout petit poil : Mamma Mia. Grand fan de Meryl Streep  je n'ai pu résister à aller la voir chanter et se trémousser sur les intemporels tubes d'Abba. Comme prévu, c'est une très gentille bluette sans intérêt, où l'on découvre que la Streep a tout de même un joli brin de voix. Et où elle en fait des tonnes... Elle semble s'être amusée, c'est bien la seule ! Au suivant.

 

parlez_moi_de_la_pluie_0

J'étais sorti très déçu du précédent JaBa en 2004, 'Comme une image'. C'est donc un peu à reculons que j'ai suivi des amis à une séance...  Et ce fut une très agréable surprise.

Comme souvent avec eux, c'est une étude de mœurs et de la société actuelle douce amère. Et très bien vu cette fois ci. Debouzze n'a jamais été aussi bon, Bacri s'est écrit le rôle d'un gentil loser sans grande ambition et Jaoui celui d'une féministe connu et reconnue un peu à côté de la plaque. Les seconds rôles sont très bien écrits et joués, particulièrement les femmes (Pascale Arbillot, Mimouna Hadji et Florence Loiret). Et puis il y a 2 ou 3 scènes très très drôles...

comme_les_autres_0Et si vous voulez voir un navet, un vrai, celui de l'année 2008, courrez voir celui ci. Soit un couple homo aisé et parisien, Wilson/Elbé, dont l'un veut à tout prix avoir un enfant contre l'avis de l'autre. Séparation. Mais Lambert, par la grande chance d'un scénario à grosses ficelles, à un accident de voiture avec une jolie argentine paumée à qui il propose d'être mère porteuse. Mais zut, voilà t'y pas qu'à force de proximité il couche avec elle et qu'il aime ça ! Pratoche finalement pour faire le bébé. Mais re-zut, voila t'y pas qu'il apprend qu'il est stérile ! Ni une ni deux il demande à son ex d'être le géniteur, mais voila t'y pas que celui ci hésite  Et pis voilà t'y pas qu'en même temps Anne Brochet, la meilleure amie et associée depuis 20 ans de Lambert, le dragouille furieusement en apprenant qu'il a viré sa cuti, because libido en berne.

C'est là où j'ai pris le chemin de la sortie, au bout de 50 minutes. Outre cette histoire abracadabrantesque, les comédiens ont visiblement fait une sorte de compétition pour savoir lequel serait le moins crédible. Et ils sortent tous vainqueurs. Quant à l'issue de cette 'histoire', au vu de l'affiche, ça pue le happy end à plein nez.

Bref, affligeant...

vinyan_1Béart dans un film belge comme elle (oui, oui, Melle B. est officiellement domiciliée à Bruxelles, très certainement pour son climat torride), en anglais et tourné en Thaïlande, alléchant me direz vous ? Perdu ! L'histoire de ce couple dont le fils unique a disparu pendant le tsunami tourne au conte onirique et fantastique mais surtout soporifique. L'enjeu de départ est vite oublié au profit de scènes qui aurait dû donner le frisson si j'ai bien tout compris à l'intention du réalisateur. Sauf qu'on s'en tamponne le coquillard de leurs mésaventures...

Le seul truc intéressant revient à la déclaration de Emmanuelle pendant la promo. Elle a trouvé 'insultant' que le réalisateur lui demande si ça l'ennuyait de pas avoir de maquilleuse et coiffeuse pendant le tournage. Vu qu'elle passe les 3/4 du film dans l'eau, sous la pluie ou dans la boue, ça aurait été balot de grever le budget du film ! Trop dur la vie de star !

Next...

 





entre_les_murs

Et voici notre Palme D'or de l'année. Elle aura fait et continuera à faire couler beaucoup de salive et d'encre : docu, fiction ? Vision optimiste ou pessimiste de l'école publique ? ça se passe vraiment comment ça ou pas ? Chacun avait son petit mot à dire, y compris les politiques qui visiblement n'avait pas vu la moindre scène du film.

Le film permet juste de se poser toutes ces questions sans y apporter des réponses toutes faites. C'est 1 jolie FICTION avec des comédiens non professionnels ou sans expérience, tous et toutes bluffants de crédibilité. Néanmoins vers le milieu, le propos commence à tourner en rond. Mais les scénaristes ont su rebondir finement avec le 'dérapage' du professeur et ses conséquences. Bien vu, bien traité et à chaque spectateur d'en tirer ses conclusions. Et rien que pour ça, merci à Laurent Cantet.


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07 octobre 2008

Nobel et Sida

25 ans après sa découverte, Françoise Barré-Sinoussi et Luc Montagnier sont enfin récompensés pour leur découverte du virus HIV. La polémique au milieu des années 80 sur la paternité de cette découverte avait renvoyé dos à dos l'équipe française et hivcelle américaine emmenée par Robert Gallo. A l'époque, un accord politique passé entre Reagan et Chirac avait décidé de la co-découverte par les 2 équipes, afin de de ménager les enjeux commerciaux sur les tests de dépistage pour les 2 pays. Ce prix Nobel aujourd'hui attribué aux seuls français est donc un camouflet de la communauté scientifique envers les chercheurs américains. Mais ce prix tardif est certainement le signe que le vaccin contre le HIV n'est pas pour demain...

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L'humour est il soluble dans Dieudonné ?

Hier soir, émission de Taddéi sur France 3. Invités à débattre sur le thème "humour et politique, l'héritage de Coluche", Bruno Gaccio, Christophe Alévêque, Romain Bouteille, François Rollin et Dieudo.
Interrogé sur le parrainage de sa fille par Le Pen, celui ci nous apprend que c'était un coup de bluff avec la complicité de ce grand comique de facho. Et que c'était donc de l'humour, mais aussi un peu pour faire un peu parler de lui car il se trouve boycotté par les médias. Il précise que ce n'est pas son dernier fils qui était le baptisté "pour rire", puisqu'il l'a appellé Judas...
  - Alévêque : "ben dis donc, tu lui fais un drôle de cadeau à ton fils de l'appeler comme ça !"
  - Dieudonné : "Que veux tu Christophe, j'ai hésité avec le tien de prénom mais je trouvais qu'il y avait trop de pédophiles qui le portait..."

Sourire crispé de l'intéressé, 5 secondes de blanc, malaise palpable.
Conclusion : on peut rire de tout, mais pas avec Dieudonné. Pas très méchant, mais surtout très bête.

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